Les développeurs français sont plutôt mal payés

Un développeur français coûte en moyenne moins de la moitié de son homologue américain. C’est ce qui ressort d’une enquête réalisée auprès de 280.000 candidats par la place de marché dédiée aux emplois qualifiés Hired (présente dans l’Hexagone depuis l’acquisition il y a un an de la startup Breaz spécialisée dans le recrutement de profils IT).

Le développeur français doit ainsi se contenter en moyenne de 55.000 dollars (49.000 euros), contre 110.000 dollars à Austin (Texas, siège de Dell). C’est toutefois la côte ouest des Etats-Unis qui se détache en termes de salaires. Ils atteignent ainsi 125.000 dollars à Seattle (où se trouvent les sièges de Microsoft et d’Amazon). Les entreprises qui paient le mieux sont sans surprise situées dans la région de San Francisco (SF Area Bay), qui abrite la Silicon Valley. Les salaires y atteignent en moyenne 134.000 dollars.

L’Hexagone est, parmi les cinq pays (hors Etats-Unis) où opère Hired, celui où les développeurs sont d’ailleurs les moins bien payés. Ces derniers peuvent en effet prétendre à un salaire moyen de 74.000 dollars à Toronto (Canada) et de 73.000 dollars à Londres. L’Australie paye encore mieux avec 81.000 dollars à Sidney et 83.000 dollars à Melbourne. L’informaticien de Singapour peut quant à lui espérer toucher 61.000 dollars.

Toutefois, comme le précise Hired il faut également tenir compte du coût de la vie. Ainsi, avec 110.000 dollars, le développeur texan vivra aussi bien qu’un ingénieur payé 198.000 dollars dans la Silicon Valley. Mais même dans ce cas le développeur français reste le plus mal loti. Pour qu’il vive aussi bien qu’à Austin, il faudrait lui accorder 100.000 dollars de plus.

Autre enseignement de l’étude d’Hired : le secteur informatique attire les travailleurs étrangers. Un quart des offres d’emplois à Melbourne sont proposées à des informaticiens originaires d’un autre pays. De même, 30% des emplois proposés dans la région de San Francisco et 60% de ceux offerts à Austin sont attribués à des spécialistes n’y habitant pas.

C’est toutefois en Europe, au Canada et en Asie/Pacifique que la prime aux talents étrangers est la plus forte. C’est tout particulièrement le cas dans l’Hexagone, où l’écart de salaire entre un développeur français et un développeur étranger est de 57%, ce dernier pouvant espérer toucher 86.000 dollars (77.000 euros).

« Un déménagement devient une très bonne option si l’on considère que la plupart des entreprises proposent un forfait prenant en partie en charge les frais de déménagement », conclut Hired.

Source : Article Channel News publié le 15/02/2017 par Dirk Basyn